Monter une cloison en parpaing

Monter une cloison en parpaing est un choix pertinent pour réaliser une cloison intérieure. Si le parpaing offre des performances limitées en matière d’isolation thermique et acoustique, il compense cette faiblesse par son excellente résistance au feu et son imperméabilité naturelle.Un doublage permet aussi de supprimer les inconvénients.

Cependant leur coût modéré permet de réaliser des travaux sans grever excessivement son budget. La facilité de mise en œuvre les rend accessibles aussi bien aux professionnels qu’aux bricoleurs avertis. Ces caractéristiques en font un choix particulièrement pertinent pour les espaces comme les garages, les caves et les sous-sols, où la protection contre l’humidité et le feu prime sur le confort thermique.

Les murs en parpaings supportent parfaitement les charges lourdes, comme les meubles ou les éléments de cuisine suspendus. Cela constitue un avantage majeur par rapport aux cloisons en BA13 sur rail. En effet, une cloison en BA13 nécessite des renforts spéciaux pour supporter des charges importantes. Un mur en parpaings offre naturellement cette capacité de charge grâce à sa structure massive et sa solidité intrinsèque.

Le matériel nécessaire

La réalisation d’une cloison en parpaing nécessite l’utilisation des bons outils.

  • Le cordeau à poudre permet de tracer des lignes parfaitement droites qui guideront la construction.
  • Le burin et la massette servent à créer les saignées dans les murs existants pour l’ancrage.
  • Le marteau coffreur, indispensable pour les ajustements précis, permet de tapoter délicatement les parpaings pour les mettre en place.
  • Le niveau à bulle et le fil à plomb sont vos meilleurs alliés pour garantir respectivement l’horizontalité et la verticalité parfaites du mur.
  • La règle de maçon aide à vérifier l’alignement sur de grandes longueurs.
  • La truelle et la taloche sont essentielles pour appliquer et travailler le mortier de manière efficace.
  • Si votre projet inclut la réalisation d’un linteau, des serre-joints de maçon seront nécessaires pour maintenir le coffrage en place.
  • Enfin le nécessaire pour réaliser le mortier, à savoir une gamatte et un point d’eau à proximité

Avec ce matériel pour vous pouvez commencer à travailler correctement.

Monter une cloison en parpaing : Préparation du chantier

La première étape consiste à préparer soigneusement l’espace où le mur sera construit.

  • Il faut commencer par un nettoyage approfondi de la zone, éliminant toute poussière ou débris qui pourraient compromettre l’adhérence du mortier.
  • Le tracé au cordeau à poudre doit être réalisé avec une grande précision car il servira de référence pour tout le reste de la construction.
  • La création d’une saignée dans les murs existants n’est pas une simple formalité : elle doit être suffisamment profonde (quelques centimètres) pour assurer un ancrage solide, tout en respectant l’épaisseur prévue de la cloison. Cette étape est cruciale car elle garantit la stabilité future de l’ensemble de la structure.

Réaliser le mortier, le béton pour assembler les parpaings

Pour réaliser une cloison en parpaing vous devez impérativement réaliser du béton.

Eviter du ciment à prise rapide qui va vous empêcher de travailler sereinement. Vous allez devoir travailler vite ce qui va vous empêcher de monter le mur correctement, car pressé par le temps vous allez faire l’impasse sur les vérifications des différents niveaux.

Un béton à prise rapide va vous limiter dans l’ajustement des parpaings après la pose, si des rectifications sont à faire.

Poser des repères de construction

La mise en place des repères est une étape fondamentale qui conditionne la qualité finale du mur.

  • La planche d’appui, fixée parfaitement d’aplomb contre le mur existant, joue un rôle de guide essentiel. Elle doit être solidement fixée avec des chevillettes pour ne pas bouger pendant la construction.
  • Le cordeau tendu entre les extrémités permet de maintenir un alignement parfait tout au long du travail.
  • Ne pas oublier d’utiliser le fil à plomb pour contrôler l’a verticalité l’aplomb de votre mur !

Vous devez installer ces repères avec une extrême précision car une erreur minime lors de cette étape affectera l’ensemble de votre construction.

Poser la première rangée de parpaing, la base du mur

La première rangée de parpaings est déterminante pour la qualité finale du mur.

  • Vous devez niveler parfaitement la première couche de mortier en maintenant son épaisseur entre 1 et 3 centimètres. Cette action de nivellement est cruciale car elle crée la base sur laquelle reposeront tous vos parpaings. En étalant le mortier de manière uniforme, vous compensez les éventuelles irrégularités du sol. Aussi vous créez une surface parfaitement plane qui facilitera la pose des parpaings.
  • La pose du premier parpaing nécessite une attention particulière : son horizontalité doit être vérifiée dans tous les sens avec le niveau à bulle.
  • Le second parpaing, posé à l’autre extrémité, doit être tout aussi précisément positionné. Ces deux parpaings servent de référence pour toute la rangée, c’est pourquoi leur positionnement doit être irréprochable.
  • Les parpaings intermédiaires sont ensuite alignés sur le cordeau tendu, en maintenant un léger espace pour éviter tout contact direct qui pourrait compromettre l’alignement.

La construction des rangées suivantes

La construction des rangées suivantes obéit à des règles précises qui garantissent la solidité de l’ensemble.

  • Le décalage des joints verticaux entre les rangées est essentiel : il crée un effet de liaison qui renforce la stabilité du mur.
  • Chaque nouvelle rangée doit faire l’objet de vérifications systématiques : l’aplomb est contrôlé avec le fil à plomb, l’horizontalité avec le niveau à bulle, et l’alignement avec le cordeau.
  • Le mortier doit être appliqué de manière uniforme, tant horizontalement que verticalement, pour assurer une bonne cohésion entre les parpaings.
  • Le nettoyage des excès de mortier n’est pas qu’une question d’esthétique : il permet d’obtenir des joints réguliers qui contribuent à la solidité de l’ensemble.

La technique de coupe des parpaings

La découpe des parpaings nécessite une technique précise pour obtenir des coupes nettes et exploitables.

  • Le tracé de la ligne de coupe doit être fait avec soin sur toutes les faces du parpaing. La création d’une rainure tout autour du parpaing, à l’aide d’un marteau et d’une pointe, prépare la ligne de rupture.
  • Le coup de massette final doit être sec et précis pour obtenir une cassure nette.

Cette technique permet d’éviter l’utilisation d’outils électriques tout en obtenant des résultats très satisfaisants. Une découpe à la disqueuse est possible toutefois elle génère beaucoup de poussière.

La réalisation d’un linteau

Lorsqu’une ouverture est prévue dans le mur, la réalisation du linteau demande une attention particulière.

  • Le coffrage doit être robuste, réalisé avec des planches suffisamment épaisses (22 mm) pour résister à la pression du béton.
  • L’armature métallique joue un rôle crucial dans la résistance du linteau : elle doit être correctement positionnée, suspendue par des fils de fer pour ne pas toucher les parois du coffrage.
  • La consistance du béton est déterminante : trop liquide, il risque de s’écouler ; trop compact, il ne remplira pas correctement le moule.

Après le séchage complet du linteau, la construction du mur peut reprendre jusqu’au plafond.

Lier le mur au plafond

Il faut pour finaliser le mur combler l’espace restant entre la dernière rangée de parpaings et le mur. Pour cela vous allez devoir combler l’espace avec du mortier. La hauteur de parpaing ne tombant jamais parfaitement, il y a toujours quelques centimètres d’écart.

  • L’idéal est de coffrer un coté du mur et de le remplir par le coté laissé ouvert.
  • Pour cela vous devez avoir une consistance du béton vraiment parfaite, comme pour la réalisation du linteau.
  • Vous comblez parfaitement l’ensemble de l’espace vide et vous lissez la partie « ouverte » pour un minimum de finition.
  • vous ne décoffrez l’autre partie qu’uniquement quand le béton est déjà dans une phase de séchage avancé.

Les points à surveiller pour monter une cloison en parpaing

La réussite d’un mur en parpaings repose sur une attention constante aux détails.

  • L’épaisseur des joints doit être maintenue constante tout au long de la construction pour assurer une répartition uniforme des charges.
  • Les vérifications régulières d’aplomb et d’alignement permettent de corriger rapidement les moindres écarts avant qu’ils ne deviennent problématiques.
  • La qualité du mortier doit être surveillée en permanence : une consistance trop sèche ou trop liquide compromettrait la solidité des joints.
  • Le nettoyage immédiat des coulures de mortier évite qu’elles ne durcissent et deviennent difficiles à éliminer.
  • Enfin il ne faut pas oublier de nettoyer rapidement les outils utilisés pour travailler le béton, avant qu’il ne sèche complètement.
  • Assurez vous que le plancher qui va devoir supporter cette cloison peut supporter cette charge !

Enfin, il est crucial de respecter les temps de séchage entre les différentes étapes pour garantir la stabilité de l’ensemble.

Que faire après avoir monté la cloison en parpaing ?

Vous devez laisser sécher le mortier plusieurs jours afin que le mur acquiert sa résistance maximale. Une fois le mortier complètement sec vous pourrez doubler le mur en posant un isolant de votre choix ou simplement réaliser un enduit en fonction de la destination de la nouvelle pièce.

Monter une cloison en parpaing : Le mot de la fin

En suivant méticuleusement ces explications détaillées et en prenant le temps nécessaire à chaque étape, vous pourrez construire un mur en parpaings solide et durable. La clé de la réussite réside dans la patience, la précision et l’attention portée aux détails techniques à chaque étape de la construction. Pensez à utiliser le béton restant une fois le mur fini en comblant des trous que vous avez repéré au préalable cela évite de gâcher des matériaux.

Attention toutefois ce type de mur n’a pour vocation que de cloisonner des pièces ils ne sont pas porteurs ou ne permettent pas de recevoir une poussée latérale. Seuls les murs de soutènements sont faits pour cela. Une alternative est de monter des cloisons en béton cellulaire, ou Siporex

Jean André

Passionné de bricolage et de jardinage depuis plus de 20 ans, Jean rend accessible certaines notions complexes pour les amateurs, avec des explications limpides et concrètes. Son travail permet aux lecteur de trouver des solutions à leurs difficultés en électricité, plomberie ou au jardin. Il aide aussi à réduire la consommation énergétique et renforce la sensation de bien être chez vous !

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